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TECHNIQUES

Formats "surround"

les instruments Les formats domestiques et cinéma

 

Si on met de côté l'extraordinaire tentative qu'a constitué le "Fantasound" inventé par Disney pour le film d'animation Fantasia (1940), le non moins extraordinaire bide de la quadriphonie sur microsillon ou les œuvres acousmatiques multiphoniques inconnues, c'est au cinéma à partir du milieu des anées 70 que se sont développés les formats multicanaux, souvent destinés à accentuer le caractère spectaculaire de films d'action.
 

 

Le premier format dit "surround" comportait quatre canaux analogiques ("LCRS"), matricés à l'intérieur du signal stéréo. Appelé Dolby Surround dans les salles de cinéma, il a été popularisé par sa version domestique : le Dolby ProLogic.
Popularisé de deux manières : synonyme d'effets sonores pour les amateurs de home-cinema, et synonyme de piètre qualité pour les amateurs de son et de musique... En effet, il ne s'agit pas seulement d'un format définissant un dispositif de projection sonore, mais également un encodage : les signaux des canaux autres que la stéréo principale étaient combinés avec eux après avoir subis filtrages, changements de phase et de dynamique, ce qui faisait que la bande passante et la dynamique des canaux surrounds est limitée, et la séparation des canaux n'était pas fiable (ils peuvent "sauter" d'un point à un autre...).

On trouve encore des supports encodés de cette manière, et même des variantes comportant encore plus de pseudo canaux (voir les formats matricés ci-dessous) dans la plupart des DVD-Video du commerce. Mais le dispositif standard actuel comporte six canaux réels indépendants, le fameux 5.1.
Le support peut être la pellicule (au cinéma), le DVD (vidéo et audio), le SACD, le CD (encodé en DTS) ou tout support informatique (disque-dur...) si la lecture se fait à partir d'un ordinateur.
Donc, ne pas confondre "Dolby Surround", analogique matricé, et "Dolby Digital", canaux séparés numériques.

Des extensions à ce format existent, qui ajoutent une sixième voie centrale, multiplexée (DolbyDigital EX ou DTS ES) ou réelle (DTS discrete 6.1) à l'arrière. On peut ainsi rencontrer jusqu'à 8 canaux (7.1) avec les prochains supports DVD "haute-définition", et les modules surround intégrés dans logiciels de composition multipistes, de traitement ou de synthèse / échantillonnage peuvent proposer un hypothétique format 10.2 et peuvent même pousser jusqu'au format 17.1 prévu dans la norme Wave_Format_Extensible... Certains lecteurs logiciels (DVD HD 6) le proposent déjà comme argument de vente !!!

 

 

 

Récapitulation des formats disponibles

LCRS, le surround matricé du format Dolby Surround (Prologic I).
Pour des raisons de compatibilité avec les anciens matériels, il est encore souvent présent sur les DVD-Video à côté des formats "discrets". Pour un meilleur confort d'écoute, le canal arrière unique est réparti sur les deux enceintes dites "surround".
Compte tenu de l'imprécision et du caractère aléatoire de la localisation en dehors de la stéréo frontale, de la limitation de la bande passante et d'effets spectraux secondaires, ce format est aujourd'hui fortement déconseillé en acousma (sauf volonté particulière).

Quadro, la quadriphonie des années 70, n'est normalement plus utilisé.
La disposition en carré impose un angle de 90° entre chaque enceinte, ce qui a pour effet à la fois de limiter la zone de focalisation tout en lui faisant perdre de sa précision spatiale.
Certains albums de musique sont encore mixés dans ce format, car il évite les questionnements propres à l'enceinte centrale, et facilite l'adaptation d'enregistrements stéréophoniques. La disposition est par contre maintenant celle du 5.0 où les enceintes arrière forment un angle plus large que les enceintes avant.

le 5.1 ou 5.0 standard, correspondant au DVD-Video, DVD-Audio et SACD standards. (3/2.1)
Voir la page sur la pentaphonie.
Sur DVD, les canaux peuvent être discrets (encodage Dolby Digital ou DTS), ou éventuellement matricés en Dolby Prologic II sur la piste stéréo.

6 "ciné", utilisé sur DVD-Video en Dolby Digital Ex (Surround EX) et DTS-ES Matrix et DTS-ES Discrete. (3/2:3.1)

6 Imax, avec un canal au-dessus du public dans les salles de type Imax.
Non disponible sur DVD, car il faudrait que l'auditeur installe une enceinte au plafond...
C'est bien dommage, car contrairement au 6.1 classique, le gain spatial et compositionnel est vraiment appréciable !

7 canaux selon la disposition 7.1 du SDDS de Sony (cinéma). 5/2.1
Ce système est conçu pour les écrans très larges des projections en 70 mm, et est censé apporter une meilleure localisation lors des déplacements de personnages et donc de dialogues. Le SDDS n'est plus utilisé pour la production aujourd'hui, mais on retrouve ces cinq enceintes frontales dans les formats "Wide", avec une différence de numérotation : les enceintes FrontCenterLeft et FrontCenterRight (7 et 8) deviennent les FrontLeft et Front Right (1 et 2), et les deux autres deviennent WideFrontLeft et WideFrontRight, ce qui est plus logique par rapport au placement angulaire en home-cinéma.

7 canaux selon la disposition domestique.
Attention, seuls les HD-DVD et BluRay-Disc peuvent contenir 8 canaux discrets. Les amplificateur disposant de huit entrées / sorties sont maintenant assez répandus, mais ces formats restent encore très confidentiels.
Pour le DVD, les deux canaux latéraux sont "créés" dans les amplificateurs qui disposent de sept sorties par interpolation entre les canaux avant et arrière. Il s'agit donc dans ce cas d'un dispositif d'écoute mais pas d'un format multicanal, tout du moins accessible dans le cadre d'une distribution standard.
À noter que les cinq enceintes frontales + latérales forment un dispositif pentaphonique en arc de cercle recommandé par certains mélomanes et Cabasse dans les années 90 (voir le Home-Concert).

 

12 canaux en 11.1 DTS:Neo-X
Présenté en 2009, il est apparu en 2011 sur les premiers amplis home-cinéma (Onkyo, Yamaha..). On le trouve aussi en version 9.2 et 13.2...

 

 

Autres possibilités, non utilisées au cinéma ou non disponibles sur les supports standards.

6 "musique" (Nuendo), non utilisé.

8 canaux SDDS, non utilisé ?

8 canaux en cercle, non utilisé en tant que standard cinéma ou domestique.
Par contre, comme le carré jadis, c'est un dispositif très prisé en musique électo-acoustique (par manque de moyens ou d'imagination ?), surtout instrumentale (pas de plans de projection possibles).

le 10.2 selon Tom Holman (de Lucas Film et THX), une salle équipée aux USA ?
En plus des huit canaux précédents, il comprend deux canaux frontaux en hauteur, au dessus de la paire stéréo traditionnelle, et deux canaux de grave.

le 10.2 selon Nuendo, non utilisé ?
Il présente deux niveaux 5.0, plus deux subs. Pas inintéressant comme extension du Cube 8.

le 10.2 selon Digital Performer et Kontakt, non utilisé ?
Un seul niveau, sept enceintes frontales ???

les 17 canaux prévus dans le format Wave_Surround_Extensible, à ma connaissance non utilisé (à part moi...), mais très intéressant, de même que le 22.2 présenté en avril 2006 par la NHK.
Voir la page sur les formats standards.
 


Et pour finir, voici quelques-uns des dispositifs seize canaux proposés par Native Instruments dans l'échantillonneur Kontakt 2 :
 
Pourquoi ceux-là ? Ils sont évidemment totalement non standards et, chose regrettable, il s'agit de presets non modifiables. Ce sont également tous des dispositifs 2D uniquement.
Ceci pose bien le problème actuel, car en dehors des deux ou trois dispositifs standards liés au cinéma (5.1 à 7.1 SDDS), ce que révèlent ces quelques schémas c'est la variété des dispositions possibles dès que l'on accroit le nombre de canaux...
Alors, aussi intéressants que certains puissent être (notamment les deux fois huit canaux concentriques du dernier schéma, seule proposition parmi tous les éditeurs qui permette de créer des plans !), il est de loin préférable, en dehors du contexte de la distribution de supports domestiques, de laisser la définition de la disposition au compositeur...