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TECHNIQUES

Les formats "surround"

Séductions et dangers | Ne pas confondre

Révolution lente dans les foyers, encore plus lente dans les studios d'acousma... qu'on l'apprécie ou non, les formats multicanaux domestiques sont une réalité depuis une dizaine d'années.

La version à cinq canaux réels, pentaphonique, qui est de très loin majoritaire parmi les quelques formats voisins, même si elle n'est pas idéale pour nous possède au moins le mérite de proposer une alternative pour l'écoute domestique qui soit mondialement soutenue par les industries cinématographique et de distribution de supports. Ceci garantit au moins qu'il ne s'agit pas d'un système éphémère, et que même s'il doit évoluer, on peut compter sur la pérénité des œuvres composées dans ces formats, si ce n'est celle des supports.
 

 Séductions et
 dangers...

Le nom "surround" provient de celui des enceintes réparties dans les salle de cinéma autour du public, par opposition aux enceintes frontales.
Les formats actuels ne résultent pas en effet d'une réflexion et d'une concertation entre professionnels de l'acoustique, artistes et industriels, mais d'une accumulation d'empirismes et d'intérêts commerciaux qui a abouti en une trentaine d'années à une situation ou l'incohérence est la règle...

Par chance (?), le succès commercial du procédé fait que peu à peu les auteurs et éditeurs de logiciels s'attachent à intégrer des outils de création et de traitement de l'espace spécifiques à ces formats (et même les dépassant !), ce qui fait que beaucoup de compositeurs qui n'avaient pas le goût pour le déffrichage de techniques un tantinet fastidieuses dans les années 80 / 90 se retrouvent aujourd'hui un environnement de travail analogue à celui qu'ils utilisent déjà en stéréophonie, avec juste quelques options supplémentaires...

Si ce n'était cela, les dispositifs "surround" et principalement le système pentaphonique ne mériteraient logiquement pas de rubrique spéciale sur ce site, ni de s'y attarder plus que pour n'importe quel autre dispositif de projection. Il représente juste un cas particulier parmi tout l'éventail des possibles, et n'est en soit pas particulièrement excitant.
Mais voilà, il représente LE standard domestique et en tant que tel notre unique chance de pouvoir apporter une partie de ce qui fait la richhesse de notre art dans les foyers... Il serait dommage de laisser passer cette petite chance, non ?

MAIS :

Il ne faudrait pas que l'arbre pentaphonique cache la forêt multiphonique !

Une tendance se dessine en effet depuis quelques temps de profiter des facilités de réalisation que procure ce format comparé à des dispositifs multiphoniques pour les projections publiques, et de la généralisation du support DVD pour proposer des œuvres multipistes en concert.
Loin de moi l'idée de porter un jugement sur ce principe qui peut tout à fait se justifier d'un point de vue artistique et/ou technique, comme s'était le cas pour les pièces "quatre pistes" dans les années 70 de Bayle, Parmeggiani ou d'autres. Mais cela peut être également une facilité qui permet de ménager la chèvre et le chou, la fixation et les opportunités, sans oser se décider à remettre en question un certain nombre d'habitudes et du coup à rester à la lisière...

 

 

 

 À ne pas
 confondre...

Sous son aspect simpliste, le petit monde du "surround" recèle quelques pièges dans lesquels tombent souvent même les techniciens les plus chevronnés :
- les formats de projection (5.0, 5.1, 6.1 discreet, 7.0, 7.1) : l'information correspondant à chaque canal est indépendante, tous les canaux sont équivalents en qualité (minimum 16 bits / 48 kHz, même le canal de graves), il y a autant de canaux que d'enceintes ;
- le nombre de canaux du support et celui de la projection : il était différent dans les formats matricés qui sont à l'origine de l'appellation "surround" (ProLogic I et II, Dolby , DTS Neo 6, SCS) mais il est identique dans les formats d'encodage du type Dolby Digital, DTS, Windows Media, Mpeg 4 etc... ;
- l'encodage utilisé pour réduire le débit (Dolby Digital, DTS, Windows Media, AAC, Ogg) : il peut être non destructif (lossless, sans perte) ou destructif (lossy, à perte) ;
- le format de fichier représenté par son extension : celui-ci peut coïncider avec l'encodage (par exemple AC3 pour le Dolby Digital), mais pas forcément : par exemple l'extension .wma peut correspondre à une compression sans perte ou avec perte, un fichier portant l'extension .wav peut être encodé en DTS ;
- le support (CD, DVD, SACD, BRD, HD-DVD) : un CD-Audio peut comporter un signal stéréophonique ou pentaphonique en DTS, un DVD-Video peut être encodé en Dolby Digital ou en DTS etc. ;
- les simulations de perception basées sur la technique HRTF ("son 3D", virtual Dolby, Dolby Headphone, SRS True Surround, ...) : ce n'est pas un format multicanal, le signal est stéréophonique et ne nécessite pas de décodage ;
- l'ambisonic : il n'enregistre, ne stocke, ne transmet pas des canaux correspondant à chaque enceinte, mais une "représentation acoustique globale" codée sur quatre canaux (W, X, Y, Z en B-Format, ou plus éventuellement), qui après décodage peut être répartie sur des dispositifs d'enceintes différents, dont les configurations "surround". Il n'est pas utilisé dans les supports domestiques ou au cinéma.